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Darwin et Marx, qui ont tous deux passé une partie de leur vie dans la périphérie de Londres ne se sont jamais rencontrés (cf le roman de Ilona Jerger, Marx dans le jardin de Darwin: Jerger, 2017). Les échanges, même limités intervenus entre eux ont donné naissance à une littérature extraordinairement abondante, mais Marx n'a eu aucune influence sur Darwin. L'analyse de l'influence de Darwin sur Engels et Marx est contrastée. Ce que ces derniers approuvent ou réprouvent de l'Origine des espèces résulte surtout d'une incompréhension: les idées les plus révolutionnaires de Darwin, c'est à dire le non-déterminisme et le non finalisme n'étaient pas transposables dans le modèle social de Marx et Engels, et elles n'ont pas été toujours comprises, même dans le champ de la biologie où elles s'appliquaient. A la décharge de Marx et Engels, leurs contemporains n'adhéraient pas non aux idées les plus révolutionnaires de Darwin; ils approuvaient ou réprouvaient la société capitaliste bourgeoise mais tous croyaient au "progrès".

La croyance au progrès (mais pas pour tout le monde)
Le 19e siècle est une période particulière de l'histoire. En 1813, Georges Stephenson, ingénieur anglais travaillant dans une mine de charbon invente le rail en relief; en France, en 1827 la voie saint-Etienne-Andrézieux ne transporte que le charbon; d'ailleurs le développement du rail est lié à l'exploitation des mines de charbon qui change de dimension; le charbon alimente les machines à vapeur qui tirent les lourds convois de combustible et transportent parfois les ouvriers travaillant dans les mines. Le charbon transformé en coke remplace le charbon de bois dans les fonderies (sauvant les forêts de la disparition) tandis que son sous produit, le gaz de houille éclaire les villes. En 1830 une double voie ferrée relie Machester à Liverpool et transporte aussi les voyageurs. En 1840, 17 ans seulement après l'invention du rail en relief, près de 10 000 km de voies ferrées sont présentes en Europe dont la moitié en Angleterre; à la même époque et dans ce même pays la quantité de charbon extraite du sol double en 15 ans.

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"Galibots" à la remontée de la mine dans le Bruay.En France la loi de 1848 tente de limiter le travail des enfants, empêchant l'embauche en dessous de 12 ans. Les lampes de type Wolf, des Arras Standard plus précisément, agrées par la Commission du grisou en 1918 permettent de dater la photographie vers la fin des années 1910. Auteur inconnu, public domain.
Les populations pauvres des comtés ruraux et des migrants de l'étranger (Russie) affluent à Londres qui dépasse plus de deux millions d'habitants; les salaires des ouvriers baissent de moitié en 10 ans. Les différences de revenus entre bourgeois et ouvriers sont considérables et, à Liverpool, l'espérance de vie des seconds est presque la moitié de celle des premiers. En 1849 une épidémie de Choléra se répand dans les quartiers pauvres de Londres faisant plus de 100 000 morts. Le travail des enfants n'est pas une nouveauté, mais il accompagne la transition (on estime qu'au moins 10% de la main d'œuvre industrielle est représentée par les enfants au milieu du 19e siècle).

Le terme de révolution industrielle proposé par le français Adolphe Blanqui est repris par Friedrich Engels (1844, La Situation de la classe ouvrière en Angleterre). Engels contribue en 1848 à l'écriture du Manifeste du parti communiste, un travail de commande de Karl Marx pour la Ligue des communistes.

Mais l'idéologie dominante est le libéralisme assurant domination et prospérité de la classe bourgeoise. Plutôt que d'amoindrir leurs profits les bourgeois préfèrent accuser les pauvres de dégénéressence.

Aider ou ne pas aider les pauvres
La première loi sur les pauvres (Poor Law) est adoptée en Angleterre en 1601, succédant à des pratiques plus anciennes. Elle établit un impôt spécial redistribué par la commune aux personnes âgées, aux enfants orphelins et aux pauvres. Elle est amendée en 1834 (Poor Law Amendment Act), sous l'influence de Jeremy Bentham, le fondateur de l'utilitarisme. La nouvelle loi vise à réduire le coût du soutien aux pauvres et à garantir l'utilisation du même système dans tout le pays. Elle impose aux bénéficiaires des conditions draconiennes: les communes créent des "maisons de travail (workhouses)" où les pauvres sont quasiment séquestrés. Hommes et femmes sont séparés et les relations sexuelles interdites. La mise en place crée de fortes oppositions entre partisans (qui estiment que c'est la faute des pauvres s'ils sont pauvres) et adversaires qui assimilent la situation créée au travail forcé et à l'esclavage.

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Interior of an english workhouse under the new poor law (Intérieur d'une "maison de travail"), © Creative Commons Attribution-NonCommercial-ShareAlike 4.0, British Museum.

Malthus un inspirateur compromettant pour ceux qui n'ont pas compris Darwin
Thomas Maltus écrit son Essai sur le principe de population (première édition en 1798, seconde édition signée de son nom en 1803) qui déclenchera une polémique toujours d'actualité. Il est difficile de tenter de résumer un ouvrage de près de 1 000 pages que Malthus documente en analysant l'économie d'une grand nombre de pays; on en retient souvent l'affirmation que la population augmente de façon exponentielle alors que les ressources (alimentaires) ne croissent que de façon arithmétique, avec comme conséquence la répétition des famines. Pour résoudre le problème, Malthus préconise une régulation volontaire des naissances: les couples prévoyants, devraient n'avoir que le nombre d'enfants qu'ils peuvent entretenir. Malthus condamne aussi les lois en faveur des pauvres et dénonce les mauvais traitements, bien avant l'amendement de 1834: «Le vice radical de tous les systèmes de cette nature est d'empirer le sort de ceux qui ne sont pas assistés, et de créer un plus grand nombre de pauvres (t2, p.69). (...) ces lois ont définitivement fait baisser les salaires des classes ouvrières et ont rendu généralement leur condition plus mauvaise qu'elle n'aurait été si ces lois n'avaient jamais existé (t2, p.86).»

Même si le mécanisme mathématique invoqué par Malthus n'a pas l'exactitude scientifique que son auteur aimait lui donner, il a l'avantage de dédouaner les pauvres de leur responsablilité, puisqu'il leur est extrinsèque. L'autre intérêt de l'ouvrage est de poser les premières bases de la finitude du monde. Même si Malthus considère qu'il existe, au moins en dehors de l'Europe des terres inexploitées ou mal exploitées en nombre quasiment illimité, il se refuse à en expulser les autochtones et écrit: «L'Homme est assujetti à une place limitée. Lorsqu'un arpent a été ajouté à un autre arpent, jusqu'à ce qu'enfin toute la terre fertile soit occupée, l'accroissement de nouriture dépend de l'amélioration des terres déjà mises en valeur. Cette amélioration, par la nature de toute espèce de sol, ne peut faire des progrès toujours croissants; mais ceux qu'elle fera, au contraire, seront de moins en moins considérables tandis que la population, partout où elle trouve de quoi subsister, ne connait point de limites (...) (t1, p.71).»

↑ . Thomas Malthus. 1798, 1828. An Essay on the Principle of Population. Johnson, London (trad. 1809. Essai sur le principe de population. Genève.

↑ Workhouses. London Lives.

↑ What did people think of the new Poor Law?. Educational Ressources, National Archives.

Darwin, Engels et Marx: une incompréhen-sion
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Charles Drawin sur son cheval Tommy, 1882. Down House. Crédit Cambridge University Library.
Darwin nait dans une classe privilégiée de la société. A la différence de nombre des ses contemporains Darwin est violement anti-esclavagiste, il n'est pas raciste, ni colonialiste (même s'il croit comme presque tout le monde à la supériorité de la culture européenne). Darwin n'aime pas trop les conflits.

S'il est devenu agnostique par incompatibilité entre ses réflexions scientifiques et les croyances de l'église anglicane, il aime profondément sa femme, restée une croyante fervente.

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Karl Marx et sa fille ainée, Jenny Caroline, 1866. Auteur inconnu; public domain.
Engels et Marx sont tout aussi privilégiés par leur origine. Karl Marx est fils d'un avocat juif converti au protestantisme et sa femme est issue de la noblesse rhénane; ses idées inspirées de Hegel et Feuerbach lui causeront des soucis financiers permanents: se déplaçant entre l'Allemagne, la France et la Belgique au grès des révolutions et contre-révolutions, il s'installera pour finir à Londres en 1849; il vit de quelques articles publiés dans des journaux souvent vite interdits et de l'aide d'Engels.

Marx a rencontré Friedrich Engels à Paris en 1844. Engels est fils d'un industriel ayant fait fortune dans le textile; Friedrich Engels travaille épisodiquement dans une usine paternelle à Manchester. Il est assez savoureux de voir Marx reprocher à Darwin de s'inspirer de "sa" société bourgeoise dans L'Origine des espèces (à tord comme on le verra ci-après), alors qu'il vit dans la même société bourgeoise .

De nombreux marxistes ont reproché à Engels d'avoir dénaturé la pensée de Marx et en particulier d'avoir inventé seul le matérialisme dialectique.

«La nature, telle qu'elle se fait dans l'histoire –acte de genèse de la société humaine– est la nature réelle de l'homme; bien que sous une forme aliénée, elle devient, grâce à l'industrie, la vraie nature anthropologique.»
Marx, 1844

Dès les premiers écrits de Marx ont s'aperçoit qu'il a une vision anthropomorphique de la nature: les choses sont mal parties.

La Lecture de L'Origine marque profondément Engels et Marx
Au début, Engels et Marx s'affirment admirateurs de Darwin:

«Ce Darwin, que je suis en train d'étudier, est tout à fait sensationnel. On n'avait jamais fait une tentative d'une telle envergure pour démontrer qu'il y a un développement historique dans la nature.»
Lettre de Engel à Marx, 11 décembre 1859

La lecture de Darwin transforme la vision de Marx de la structure sociale en une structure sociale historique. La théorie de la lutte des classes permet d'expliquer le développement historique de la société par la dynamique propre aux forces en présence, sans recours à un Dieu transcendant.

Il existe cependant une grande différence que Marx n'a peut-être pas perçu immédiatement. Pour Darwin l'évolution n'est pas orientée (au point que Darwin se méfie des connotations du mot évolution), la notion de progrès n'existe pas; au contraire, dans l'industrie, c'est le progrès de la force productive du travail qui implique la spécialisation de la manufacture (Guerpillon, 2015: 11). Marx, bien qu'il s'en défende ne s'affranchit pas vraiment d'une vision téléologique de la nature et d'un finalisme (une volonté anthropomorphique organisant toute chose dans la nature pour l'utilité des Hommes); une vision que critique, bien avant Marx et par anticipation, Spinoza).

Marx aurait pu se contenter de voir dans la théorie darwinienne une source d'inspiration, mais il est à la recherche d'un modèle universel, hors si on pense la société sur le modèle de la nature façonnée par la sélection naturelle (ce que Darwin s'est toujours totalement refusé de faire), on aboutit à une société très éloignée du socialisme. Cette contradiction conduit Marx à vider le modèle darwinien de l'essentiel de sa substance en rejetant avec force l'idée de sélection naturelle: la société anglaise est assimilée caricaturalement au mythe de l'état de nature (qui aurait pré-existé à la société humaine) de Thomas Hobbes et la nature (gouvernée par la sélection naturelle) est assimilée à la société anglaise:

«Il est remarquable de voir comment Darwin reconnait chez les animaux et les plantes sa propre société anglaise, avec sa division du travail, sa concurrence, ses ouvertures de nouveaux marchés, ses inventions et sa malthusienne "lutte pour la vie", c'est le bellum omnium contra omnes [la guerre de tous contre tous] de Hobbes.»
Lettre de Marx à Engels, 18 juin 1862

Si Marx préfère Trémaux à Darwin, alors on ne peut que conclure qu'il est passé à côté de l'Origine des espèces.
L'incompréhension de Karl Marx se trouve démontrée (par l'absurde) dans l'éloge dithyrambique qu'il fait d'un ouvrage de Pierre Trémaux (Trémaux, 1865). Trémaux cite une multitude de scientifiques (Buffon, Lamarck, Darwin) mais semble s'inspirer bien davantage de Lamarck que de Darwin, donnant une importance considérable à l'influence du milieu et de plus quasi exclusivement à l'influence du "sol" (une ambiguïté persiste sur le sens qu'il faut donner au mot sol chez Trémaux qui incluait peut-être pour lui le climat, malgré la référence à l'âge géologique):

«La perfection des êtres est ou devient proportionnelle au degré d'élaboration du sol sur lequel ils vivent. Et le sol est en général d'autant plus élaboré qu'il appartient à une formation géologique plus récente.»
Trémaux, 1865:

Et Trémaux de reprendre un exemple favori de l'époque, le volume de quelques crânes mesurés par Broca qu'il associe à leur position géographique (une des rares justifications précises de Trémaux, malheureusement disqualifiée par le faible nombre de crânes mesurés ce qui invalide une comparaison statistique). L'originalité de Trémaux par rapport à ses contemporains est de faire augmenter le volume des crânes en fonction inverse de l'âge du terrain (p.281-) Avec cet exemple malheureux, Trémaux ajoute le racisme à l'indigence de l'argumentation, les crânes les plus volumineux étant comme par hasard ceux des européens ! Autre influence raciste, Trémaux situe l'origine de l'Homme dans le nord de l'Iran, terre des Aryens.

Outre la méconnaissance de la pédologie et de la géologie qui fonde la première erreur de Trémaux (l'acquisition de caractères par effet du sol), la seconde est d'affirmer un perfectionnement continu des êtres (sauf ceux qui ont la malchance de vivre sur de mauvais sols et qui dégénèrent). Trémaux sera tourné en dérision par Engels qui repère immédiatement la nullité scientifique de l'ouvrage. Sur Trémaux, Stephen Jay Gould écrit:

«I have never read a more absurd or more poorly documented thesis. Basically, Trémaux argues that the nature of the soil determines national characteristics and that higher civilizations tend to arise on more complex soils formed in later geological periods. If Marx really believed that such unsupported nonsense could exceed the Origin of Species in importance, then he could not have properly understood or appreciated the power of Darwin's facts and ideas.»
Je n'ai jamais lu une thèse plus absurde ou moins documentée. Fondamentalement, Trémaux soutient que la nature du sol détermine les caractéristiques nationales et que les civilisations supérieures ont tendance à se développer sur des sols plus complexes formés à des périodes géologiques ultérieures. Si Marx croyait vraiment qu'une telle absurdité non étayée pouvait dépasser l'Origine des espèces en importance, alors il ne pouvait pas comprendre ou apprécier correctement les idées de Darwin.

Stephen Jay Gould, 1999: 90.

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La transformation des espèces, Pierre Trémaux, 1865: 272bis.
Si ce n'était cette controverse entre Engels et Marx, Trémaux serait probablement un auteur totalement oublié. Ses conceptions délirantes préfigurent celles de Lyssenko (heureusement Trémaux n'était pas agronome), mais on comprend aussi pourquoi cet auteur pouvait plaire à Marx: Trémaux croit au progrès et à l'acquisition directe de caractères par effet du milieu.

Le seul intérêt de l'ouvrage concerne l'approche de la notion d'espèce.

Darwin ne prend pas le temps de lire Le Capital
Ce qui différencie le vrai Darwin de l'idée que s'en fait Marx, c'est que Darwin ne s'est jamais référé à Hobbes, et qu'il s'abstient de s'aventurer sur le terrain économique: Karl Marx avait envoyé à Darwin un exemplaire signé de sa main de la deuxième édition du Capital (1873), et avait reçu en retour un petit mot de politesse (Lettre de Charles Darwin à Karl Marx, 1873). Darwin ne lira que quelques pages du Capital...(selon Gould, Darwin maitrisait mal l'allemand). Dans La descendance de l'homme et la sélection sexuelle, Darwin exprime clairement que la sélection naturelle développe dans la société des qualités morales qui s'opposent à la mise en concurence des individus (Darwin, 1871). Quand à la transposition de la sélection naturelle du domaine biologique au domaine économique (économie de marché et concurence capitaliste), elle est totalement étrangère à Darwin qui reste un naturaliste (comme il le confie dans sa lettre à Marx). Et si l'idée de sélection naturelle est venue à Darwin en lisant Malthus, cette idée n'est pas dans Malthus. Utiliser Malthus pour dénigrer Darwin est un profond contresens dans lequel tomberont aussi Lyssenko et Prezent.

Et pourtant Engels et Marx continueront à affirmer une filiation entre l'évolution naturelle et l'évolution sociale:

«De même que Darwin a découvert la loi du développement de la nature organique, de même Marx a découvert la loi du développement de l'histoire humaine»
Eloge funèbre de Marx par Engels

Hors cette mise en parallèle est une illusion: le modèle marxiste est instructiviste et finaliste alors que le modèle darwinien ne l'est pas. Transposer le modèle darwinien des sciences biologiques aux sciences sociales (surtout en retenant uniquement la mise en concurence des individus et des espèces) conduit au "darwinisme social" et à la sociobiologie. Et transposer le modèle du matérialisme dialectique des sciences sociales aux sciences biologiques est une impasse (cf L'Affaire Lyssenko).

 Références

↑ Charles Darwin. 1871. The descent of man and selection in relation to sex. London, John Murray (trad. Barbier E. 1881. La descendance de l'homme et la sélection sexuelle. Paris, Reinwal et Cie.. archive.org, {Bnf Gallica -1891-).

↑ «Je vous remercie de l'honneur que vous me faites de l'envoi de votre grand ouvrage sur le Capital; je désirerais sincèrement être plus digne d'en être le destinataire en pouvant mieux m'orienter dans ce domaine profond et important de l'économie politique.» Lettre de Charles Darwin à Karl Marx. 1 October 1873. Letter no. DCP-LETT-9080, Darwin Correspondence Project, University of Cambridge.

↑ Ilona Jerger. 2017. (2019. Marx dans le jardin de Darwin. Editions de Fallois).
Une fiction qui s'appuie sur la compilation minutieuse d'indices réels et nous aide à percevoir l'humanité de deux monuments de la pensée scientifique et philosophique.

Dirk Van Duppen, Johan Hoebeke. 2018. Marks, Darwin et le darwinisme social. Lava 5.

↑ Paul Guerpillon. 2015. Marx lecteur de Darwin. Séminaire Lectures de Marx. ENS, séance du 9 février 2015.

↑ Stephen Jay Gould. 1999. Marx. A Darwinian gentleman at Marx's funeral. Natural History 108 (7): 32-41.
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